Я прикрутил фитиль лампы, комната погрузилась в полумрак, и жившие в углах тени сгустились. Переодеваться не хотелось, и я забрался в мешок в чем был – в джинсах и куртке.
Закрыл глаза, надеясь быстро уснуть, но не тут-то было. Тело настойчиво требовало сна, однако сознание оставалось холодным и ясным. То и дело тишину разрывали резкие крики ночных птиц. Сквозь стены проникали и другие звуки, не такие четкие – шелест опавших листьев по земле, скрип отяжелевшей ветки, какое-то пыхтение. И все это – совсем рядом. На крыльце время от времени поскрипывали доски. Казалось, меня окружает целая армия неведомых обитателей мрака.
Мураками Х, Кафка на пляже
воскресенье, 30 июня 2019 г.
Ближе к полуночи...
Ближе к полуночи вдруг хлынул дождь. Время от времени я выныривал из придавившего меня сна и через щель между дешевыми занавесками глядел на утопавшее в ночи скоростное шоссе. Капли громко барабанили по стеклу, размывая световые пятна от фонарей, выстроившихся вдоль дороги. Фонари равномерно мелькали мимо, убегая неведомо куда, как деления шкалы, которую кто-то нанес на мир за окном автобуса. Вот приближается новый пучок света, а через мгновение он уже далеко позади. Посреди ночи, в первом часу, я проснулся. Так, автоматически, точно кто-то его подтолкнул сзади, наступил мой день рождения. Теперь мне пятнадцать лет.
Мураками Х. Кафка на пляже
Мураками Х. Кафка на пляже
вторник, 18 июня 2019 г.
вторник, 11 июня 2019 г.
nuit
Dans les nuits d’automne, errant par la ville,
Je regarde au ciel avec mon désir,
Car si, dans le temps qu’une étoile file,
On forme un souhait, il doit s’accomplir.
François Coppée (1842-1908)
Je regarde au ciel avec mon désir,
Car si, dans le temps qu’une étoile file,
On forme un souhait, il doit s’accomplir.
François Coppée (1842-1908)
je suis un éternel gazon
« Je suis l'ordre immobile, le miracle c'est vous ! »
Calice ! dans mes côtes et poussons le verrou !
Le monde est humecté, Dieu valétudinaire,
de votre exhalaison que votre mort libère.
En descendant la chair et le sang de l'Esprit
dans la sphère cerclée par les dix infinis
vous avez métamorphosé la créature
le pâté du cosmos, ce bouillon de culture.
De tout ce qui vogua sur le champ de la terre
tout se grave à jamais à vos points de repère.
Le sang couvrant pour nous vos lèvres d'ecchymoses
de la nature et l'homme a guéri l'amaurose.
Si Votre dernier souffle et la Divine Haleine
terrassent le démon et font gémir la haine
ah ! que le mien vers Vous augmente avec la vie
et les têtes levées de ceux qui ont l'envie
de votre sel qui est essence et vérité.
Refleurissons ! toujours posthumes ! fleurissons
-nous, têtes des hommes : je suis un éternel gazon.
Max Jacob – Éternel gazon de nos têtes
Calice ! dans mes côtes et poussons le verrou !
Le monde est humecté, Dieu valétudinaire,
de votre exhalaison que votre mort libère.
En descendant la chair et le sang de l'Esprit
dans la sphère cerclée par les dix infinis
vous avez métamorphosé la créature
le pâté du cosmos, ce bouillon de culture.
De tout ce qui vogua sur le champ de la terre
tout se grave à jamais à vos points de repère.
Le sang couvrant pour nous vos lèvres d'ecchymoses
de la nature et l'homme a guéri l'amaurose.
Si Votre dernier souffle et la Divine Haleine
terrassent le démon et font gémir la haine
ah ! que le mien vers Vous augmente avec la vie
et les têtes levées de ceux qui ont l'envie
de votre sel qui est essence et vérité.
Refleurissons ! toujours posthumes ! fleurissons
-nous, têtes des hommes : je suis un éternel gazon.
Max Jacob – Éternel gazon de nos têtes
четверг, 6 июня 2019 г.
среда, 5 июня 2019 г.
La nuit nous appelle
Les arbres – verts crucifix
sur la Via Appia... La nuit nous appelle !
Et dans l’aube incertaine, tu vois :
parmi la cendre des âmes consumées,
avec les chevaux ailés de Marc-Aurèle
la vie s’enfuir de nous aussi.
Kiril Kadiiski
sur la Via Appia... La nuit nous appelle !
Et dans l’aube incertaine, tu vois :
parmi la cendre des âmes consumées,
avec les chevaux ailés de Marc-Aurèle
la vie s’enfuir de nous aussi.
Kiril Kadiiski
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